Raoul DELOFFRE

Raoul Deloffre est décédé le 14 janvier 2018 à l’âge de 86 ans. Ancien ingénieur géologue à la SNPA (maintenant Total) ; il a été Président de l’AGSO de 1983 à 1987 et s’est rendu célèbre par ses multiples travaux et publications sur le Bassin d’Aquitaine et les Pyrénées. Ci-dessous, sa carrière retracée par Raymond et Dominique CUSSEY.

Raoul Deloffre (1931-2018)

Raoul Deloffre est décédé le 14 janvier 2018 à l’âge de 86 ans. Il a débuté sa carrière de géologue, comme ingénieur à la SNPA. Après le regroupement avec ELF, il a été décidé, pour souder les équipes, de rédiger un ouvrage commun aux Centres de Recherche d’Elf-Aquitaine de Pau et de Boussens sur la caractérisation sédimentologique des dépôts carbonatés. Cet ouvrage paru en 1975 a acquis une reconnaissance internationale. Raoul Deloffre, éminent sédimentologiste, spécialiste des dépôts carbonatés, y a largement contribué grâce à ses connaissances très poussées, son esprit d’observation et sa tranquille ténacité. Par ailleurs, du fait de sa connaissance approfondie de la géologie régionale, Raoul Deloffre a rédigé, avec A Debourle, le guide géologique régional « Pyrénées occidentales, Béarn, Pays Basque », paru en 1976. Cet ouvrage reste la référence dans le domaine. Il fut également Président de l’Association des Géologues du Sud-Ouest de 1983 à1987. Sa retraite a été très active, consacrée à l’étude des matériaux rocheux employés dans la constructions des monuments : églises, châteaux et fortifications des Pyrénées Atlantiques, des Landes méridionales et du Gers occidental. Il en a tiré plusieurs ouvrages entre 1992 et 2003, rédigés avec son ami Jean Bonnefous. Quand il a organisé des sorties régionales avec APETRA, il faisait apprécier les beaux monuments de la région, car il savait si bien partager ses connaissances. Raoul Deloffre était le spécialiste des formations sédimentaires régionales et de leurs microfaunes. Il nous a appris beaucoup de choses sur la région. Chaque fois que nous hésitions sur une roche, un âge, un dépôt, nous allions le voir avec des lames minces et sans jamais hésiter, il nous guidait vers le bon choix. C’est ainsi qu’il a été amené à déterminer les formations d’où venaient les tesselles de mosaïques romaines de la villa du Pont d’Oly à Jurançon, objet d’une publication en 2006. Il avait une connaissance profonde de la région qui nous manque déjà. C’était un homme discret, mais sûr et un grand humaniste.

Dominique et Raymond Cussey